Campagne d'augmentation : tenir l'enveloppe sans y passer trois semaines
2026-09-24
La campagne d'augmentation annuelle suit presque toujours le même chemin : un tableur envoyé aux managers, des retours par mail, une consolidation à la main, un arbitrage en comité, puis une ressaisie dans la paie.
Ce chemin produit trois problèmes, tous les ans.
Trois problèmes structurels
L'enveloppe se découvre trop tard. Chaque manager propose dans son coin, sans voir le total. La somme dépasse, et il faut redemander des arbitrages à des gens qui ont déjà annoncé des choses.
La décision se perd. Six mois plus tard, personne ne sait si telle augmentation venait du manager, du comité, ou d'une correction de dernière minute. La question revient au premier départ.
L'historique disparaît. Le nouveau salaire écrase l'ancien dans le fichier du personnel. Un an après, il est impossible de dire ce qu'une personne gagnait au 1er janvier — ce qui rend l'index d'égalité et la BDESE incalculables.
Ce qu'une campagne devrait être
Une enveloppe, une date d'effet, un périmètre. Les managers proposent dans le même écran, en voyant le total consommé en face de l'enveloppe, en direct. L'administrateur voit toutes les propositions ensemble, avec les écarts et la dispersion, et arbitre.
Puis un seul geste applique l'ensemble.
Ce que Tracky fait
Dans Tracky, valider une campagne crée une ligne de rémunération par proposition, à la date d'effet, avec le motif « augmentation » et le lien vers la campagne qui l'a produite.
C'est ce lien qui règle les trois problèmes d'un coup :
- l'enveloppe est visible pendant la saisie, pas après ;
- chaque augmentation garde la trace de sa campagne, donc de sa décision ;
- l'ancien salaire reste, parce qu'une augmentation ajoute une ligne au lieu d'écraser un champ.
Une campagne ne s'applique qu'une fois : relancer l'application ne double pas les augmentations.
Ce que ça débloque ensuite
Le même historique alimente trois choses que personne n'a envie de reconstruire :
La masse salariale à une date. Pas la somme des lignes — la somme des rémunérations en vigueur ce jour-là, au prorata des quotités. Quelqu'un augmenté trois fois a trois lignes et une seule compte. Confondre les deux gonfle la masse à chaque campagne et rend la courbe ininterprétable.
L'index d'égalité. L'indicateur des augmentations se lit directement dans les lignes créées, avec leur motif. Rien à ressaisir.
La BDESE. La ligne « masse salariale » des six exercices se remplit toute seule pour les années constatées.
Le conseil qui coûte le moins cher
Regardez l'index de l'année précédente avant d'ouvrir la campagne. Une campagne qui reproduit l'écart existant fait mécaniquement baisser la note l'année suivante — et c'est cette campagne-là qui l'aura causé. Le corriger au moment des propositions coûte quelques arbitrages ; le corriger après coûte une année entière.