Sortir une compta que votre comptable n'a pas à corriger
Vos factures sont justes. Vos totaux tombent au centime. Et pourtant, le jour où votre comptable ouvre votre export, il vous rappelle.
Le problème ne se voit jamais à l'écran
C'est ce qui le rend coûteux. Une facture qui mélange un produit, son emballage, de la main d'œuvre et le transport s'affiche parfaitement dans votre outil : le client paie le bon montant, la TVA est bonne, rien ne cloche.
Mais dans le fichier comptable, ces quatre lignes tombent souvent sur un seul et même compte de vente. Votre compte de résultat affiche alors un bloc « ventes » indifférencié. Vous ne savez plus ce que rapporte le produit par rapport à la prestation. Votre marge par nature est illisible. Et votre bilan est faux dans le détail — pas dans le total, ce qui est précisément pourquoi personne ne le remarque avant la liasse.
Une erreur qui fait planter un écran se corrige dans l'heure. Une erreur qui ne se voit que dans un export se corrige au mois de mai, sur douze mois d'écritures.
Ventilez là où vous savez ce que vous vendez
Le bon endroit pour dire qu'un pot de verre est un emballage, ce n'est pas un écran de comptabilité consulté deux fois par an. C'est la fiche produit, au moment où vous la créez.
Tracky descend donc le compte comptable en cascade, du plus précis au plus général :
| Niveau | Quand il sert |
|---|---|
| La ligne de facture | Une refacturation exceptionnelle, sans créer un produit jetable |
| Le produit | Le cas normal — ce pot part en 701200 |
| La catégorie | Le défaut hérité : « Produits finis » en 701100, et les 80 références suivent |
| La marque | Le filet, pour tout le reste |
L'étage catégorie n'est pas un raffinement, c'est ce qui rend la chose tenable. Sans lui, chaque nouveau produit serait un oubli comptable silencieux — et vous ne le découvririez qu'à la liasse suivante.
Une facture qui mélange quatre natures sort donc en quatre écritures distinctes, raccrochées chacune à leur taux de TVA.
Une écriture publiée ne bouge plus
Voilà le point sur lequel beaucoup d'outils sont approximatifs, et qui compte davantage que la ventilation elle-même.
Le jour où vous changez le compte d'un produit — parce que votre comptable affine votre plan, parce que vous réorganisez votre catalogue — que deviennent les factures déjà émises ? Dans un outil qui relit le catalogue à chaque export, elles changent rétroactivement. Vous rééditez un FEC de l'exercice clos et il ne dit plus la même chose que celui remis six mois plus tôt.
Tracky inscrit le compte dans la facture au moment où elle quitte le brouillon. Le catalogue décrit le présent ; la facture atteste le passé. Vous pouvez réorganiser votre plan comptable autant que nécessaire : vos exercices clos ne bougent pas d'une ligne.
Et ce gel vaut quel que soit le chemin — facture créée à la main, générée depuis un devis, produite par une automatisation ou par votre assistant IA.
Ce que votre comptable reçoit
Sur la période de votre choix :
- le FEC, au format légal français, équilibré au centime ;
- le journal des ventes, une ligne par compte et par taux ;
- le journal des achats, ventilé par catégorie de dépense.
Vos catégories de dépenses portent elles aussi leur compte d'achat : les frais bancaires en 627, les fournitures en 606, sans retraitement de sa part.
Et la TVA
Un assistant calcule la TVA collectée, la déductible et le solde à reverser sur la période — mensuelle, trimestrielle ou annuelle — avec la ventilation par taux. Les avoirs y entrent naturellement en négatif.
C'est une aide au chiffrage, pas une télédéclaration. La distinction est volontaire.
Ce que Tracky ne fait pas
Autant le dire franchement, parce que c'est la première question d'un comptable sérieux.
Tracky n'est pas un logiciel de tenue comptable. Pas de saisie d'écritures libres, pas d'opérations diverses, pas de balance, pas de compte de résultat. Ces travaux appartiennent à votre expert-comptable et à son outil.
Ce que Tracky garantit, c'est que ce qu'il lui transmet soit juste, ventilé et stable. Autrement dit : qu'il n'ait rien à retraiter avant de commencer son travail.
C'est un partage de rôles, pas une limite qu'on espère lever un jour.