
Le devis est signé. C’est le meilleur moment de la relation client — et statistiquement, celui où vous allez le plus décevoir. Pas par manque de sérieux : parce qu’entre la signature et le démarrage réel, il y a un trou. Trois jours, parfois deux semaines, pendant lesquels le client n’a aucune nouvelle et commence à se demander s’il a bien fait.
Le trou d’après-signature
Il se creuse toujours de la même façon. Le devis part en signature, vous passez à autre chose, et le retour de signature arrive alors que vous êtes sur un autre chantier. Vous vous dites « je m’en occupe ce soir ». Ce soir, il y a la facture d’un autre client à faire.
Pendant ce temps, le client a signé. Pour lui, le projet a commencé.
Un client qui n’a pas de nouvelles après avoir signé ne se dit pas « il est occupé ». Il se dit « j’ai signé trop vite ».
La checklist de démarrage, en cinq points
Elle est courte, et elle est la même à chaque fois. C’est précisément ce qui la rend automatisable.
- Accuser réception de la signature. Une ligne suffit : c’est signé, voici la suite, voici quand vous aurez de mes nouvelles.
- Fixer la date de démarrage — même approximative. « Semaine du 12 » vaut mille fois mieux que le silence.
- Réclamer l’acompte. Si votre devis en prévoit un, le chantier ne commence pas sans lui. C’est le moment où le client est le plus disposé à le régler.
- Ouvrir le dossier : le projet, ses tâches, les documents, l’interlocuteur.
- Commander ce qui doit l’être. Le matériel avec deux semaines de délai, le sous-traitant, la benne. C’est ce point-là qui fait glisser les plannings quand on l’oublie.
Ce qui doit se déclencher tout seul
Sur ces cinq points, aucun ne demande de réfléchir. Ils sont identiques d’un chantier à l’autre : seule la date change. Ce sont donc des candidats parfaits.
| À la signature | Qui s’en occupe |
|---|---|
| Créer les tâches de démarrage | La machine |
| Poser le rappel « commander le matériel » | La machine |
| Programmer le point de suivi à J+3 | La machine |
| Appeler le client pour caler la date | Vous |
| Adapter le planning au reste de la charge | Vous |
La machine prépare le terrain, vous menez la conversation. Le gain n’est pas le temps de création des tâches — c’est de ne plus jamais démarrer un chantier en ayant oublié la commande de matériel.
Le piège : vouloir tout modéliser
La tentation, quand on découvre l’automatisation, est de décrire le chantier entier dans le système. C’est l’échec assuré : aucun chantier ne ressemble au précédent une fois passé le démarrage. La partie standard d’un projet, c’est ses trois premiers jours et ses trois derniers. Le milieu est du métier, il ne se modélise pas.
Automatisez le démarrage. Automatisez la clôture. Laissez le milieu tranquille.
Avec Tracky
Dans Tracky, un devis accepté n’est pas un PDF qui dort : c’est un événement. Le moteur d’automatisations peut réagir à cette signature et dérouler la suite que vous avez écrite — créer les tâches de démarrage avec leur échéance, attendre trois jours puis poser le rappel de suivi, ajouter le point de commande du matériel.
Vous écrivez l’enchaînement une fois, sur un canvas où chaque étape est visible. Vous le testez à blanc sur un cas réel avant de l’activer. Ensuite, il tourne pour chaque devis signé, sans que vous ayez à y penser.
Le reste suit naturellement : le devis se transforme en facture sans ressaisie, l’acompte et le solde se calculent seuls, et le client suit tout depuis son portail.
Vous ne gagnez pas trois heures. Vous gagnez de ne plus jamais commencer un chantier en retard sur vous-même.
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